Commission de la capitale nationale
Canada

Les renseignements ci-dessous sont tirés des rapports historiques du Bureau d'examen des édifices fédéraux du patrimoine (BEEFP). Des historiens compétents ont produit ces rapports pour aider le comité du BEEFP à évaluer les biens patrimoniaux potentiels.

CLASSÉS (C), RECONNUS (R)

Le 7, Rideau Gate (R)
Ottawa
Construit en 1861-1862, l’édifice sert maintenant de résidence de dignitaires du gouvernement du Canada. Il est un bon exemple des aménagements effectués par le gouvernement fédéral à cette époque. En 1966, le gouvernement canadien achète la résidence, laquelle abrite successivement cinq familles bien en vue d’Ottawa.

Le 24, promenade Sussex (C)
Ottawa
Construite en 1868, cette vieille structure de pierre calcaire est d’abord la résidence du baron local de l’industrie du bois de sciage, Joseph Merrill Currier. En 1943, le gouvernement achète la propriété et la transforme en résidence officielle pour le premier ministre du Canada qui y loge dès 1949.

Ancienne Écurie, Résidence du Premier Ministre (R)
10 Promenade Sussex
Cet édifice d’inspiration néo-gothique fut construit en 1867-68 pour servir de remise/écurie et résidence du cocher, associés à la résidence du baron du bois Joseph Currier, et constitue le seul bâtiment survivant du domaine d’origine. Il témoigne de la transformation et de l’expansion des banlieues huppées d’Ottawa à l’époque de la Confédération, lorsque la ville devint le siège du gouvernement. À ce jour, l’édifice continue d’abriter le personnel de soutien de la résidence principale, devenue la demeure officielle du Premier Ministre.

Ancien musée géologique (R)
541, promenade Sussex, Ottawa
Cet édifice historique, à l’origine l’hôtel Clarendon (1863), repose sur les fondations de l’hôtel Bytown (1837). L’édifice reflète de nombreux thèmes, y compris l’histoire socio-économique des hôtels de la région et l’aménagement de la promenade Sussex comme chemin commercial et parcours d’honneur. À cette époque, l’édifice abrite aussi la Commission géologique et d’histoire naturelle du Canada (1880) et le premier musée national du Canada, le musée géologique.

Bureaux de la compagnie Bronson (R)
150, rue Middle, île Victoria, Ottawa
Au XIXe siècle, la famille Bronson fait figure de véritable chef de file de l’industrie du bois de sciage dans la vallée de l’Outaouais. Les bureaux de la compagnie (1880) font partie d’un complexe d’édifices industriels diversifiés. E. H. Bronson est un industriel engagé dans la conservation des forêts et dans la diversification industrielle à Ottawa. À l’époque, il tente de créer un monopole privé dans le secteur des services publics. Même si les bureaux de la compagnie Bronson ont beaucoup changé depuis leur construction, l’édifice demeure toutefois un vestige d’une époque industrielle trépidante dans la région.

Bureaux de la Hull Iron and Steel Foundry (R)
205, rue Montcalm, Gatineau
Construite entre 1915 et 1918, cette fonderie reflète les efforts déployés au début du XXe siècle par la ville de Hull (maintenant Gatineau) pour attirer les investissements dans une municipalité dévastée par le « Grand Feu » de 1900. Son fondateur, Archibald Coplan, acquiert une notoriété nationale pour sa contribution dans les industries des munitions et de l’acier.

Centrale électrique no 2 d’Hydro Ottawa (C)
Rue Mill, Île Amelia, Ottawa
La centrale électrique est associée étroitement à plusieurs aspects de l’évolution de l’hydroélectricité au Canada. Elle est probablement la plus ancienne installation électrique encore en activité au Canada. Construit en 1891, l’édifice subit d’importants travaux de réfection en 1908-1909. Son équipement dresse un portrait détaillé de l’évolution de la production d’énergie hydroélectrique au Canada.

Centrale thermique à vapeur de l’Ottawa Electric Railway Company (R)
Rue Middle, île Victoria, Ottawa
Construite en 1914-1915, la centrale produit l’énergie électrique auxiliaire nécessaire au fonctionnement des tramways d’Ottawa en plus d’être associée au développement du réseau de tramways au Canada et à la production d’hydroélectricité au début du XXe siècle.

Chalet Herridge (R)
Parc de la Gatineau, Gatineau (secteur du Croissant du lac Philippe)
Construite vers 1880 comme habitation de ferme, cette maison en bois équarri constitue un exemple relativement rare et ancien de la colonisation agricole de la région. Il est acquis dans les années 20 par William Duncan Herridge, conseiller du Premier ministre R.B. Bennett, lors de la transformation du secteur en destination de villégiature. Le chalet sert aujourd’hui de relais et de point d’arrêt aux randonneurs, vététistes et skieurs qui fréquentent le parc.

Collège Larocque-Lafortune (R)
445 à 447, promenade Sussex, Ottawa
Construit dans les années 1840, ce bâtiment est l’un des premiers édifices commerciaux de pierre utilisés à des fins commerciales durant la période où la ville d’Ottawa, chantier forestier sauvage, se transforme en une ville moderne. Aujourd’hui, le Collège est un élément important du « mille historique » de la CCN.

Comptoir de rafraîchissements (R)
Parc Hog’s Back, Ottawa
Construit en 1955, le comptoir met en relief l’influence durable du mouvement City Beautiful à Ottawa. La Commission du district fédéral (prédécesseur de la CCN, 1927-1958) crée le parc Hog’s Back afin de desservir le sud d’Ottawa de la même manière que le parc de Rockcliffe dessert le secteur est d’Ottawa. Le comptoir de rafraîchissements, construit en pleine période de croissance à Ottawa, est grandement apprécié pour son design coloré et moderne. Il demeure le point d’attraction du parc.

Comptoir de rafraîchissements et abribus (R)
Parc Vincent Massey, Ottawa
Construits en 1957 dans un parc aménagé par la Commission du district fédéral (prédécesseur de la CCN, 1927-2958), le comptoir et l’abribus font partie d’un ensemble de bâtiments conçus par l’architecte Hart Massey et récompensés par une médaille d’argent des prestigieux prix Massey pour l’architecture en 1958. Avec leurs formes épurées et leurs toits flottant soutenus par des colonnes minimalistes, ils illustrent bien l’esthétique moderniste en vogue à l’époque. Ces pavillon marquent l’entrée du parc et ils sont en équilibre avec leur environnement naturel.

Domaine Mackenzie-King (R)
Parc de la Gatineau
Ancienne propriété de William Lyon Mackenzie King, ayant servi comme premier ministre du Canada pendant une période inégalée de 22 ans. Le Domaine compte plusieurs édifices dont les deux chalets de Kingswood (acquis respectivement en 1903 et 1922), la résidence de Moorside (construite en 1901 et acquise en 1924) et la Ferme (acquise en 1927 et rénovée dans les années 1930 dans le but d’être habitable toute l’année; aujourd’hui, elle sert de résidence officielle au président de la chambre des Communes). La valeur patrimoniale du complexe ne tient pas seulement à ses liens avec un personnage politique canadien important, mais aussi à sa représentation de la culture et de l’architecture des chalets canadiens au début du XXe siècle. À sa mort, en 1950, Mackenzie King fait don du domaine aux Canadiens.

École des arts d’Ottawa (R)
35, rue George, Ottawa
Construit en 1907, cet édifice est un exemple peu commun d’un immeuble commercial du début du XXe siècle, demeuré presque intact et ayant contribué, au tournant du siècle, à donner un cachet particulier au marché By. Sa valeur architecturale et patrimoniale repose surtout sur sa façade décorative et très détaillée, sa maçonnerie exposée sur les côtés et sa structure.

Édifice Central Chambers (C)
42 à 54, rue Elgin, Ottawa
Construit en 1890-1891, le Central Chambers est l’une des plus grandes initiatives de ce genre à Ottawa au XIXe siècle. Il s’agit d’un exemple frappant de l’influence exercée par l’architecture de style Queen Anne Revival dans la construction d’édifices commerciaux au Canada. À son époque, le Central Chambers, avec sa structure intérieure à gros murs de briques et de pierres intégrée à des poutres d’acier, se démarque du genre de bâtiments construits jusque-là à Ottawa. Aujourd’hui, l’édifice se veut un élément fondamental de la place de la Confédération et des paysages urbains autour du Monument commémoratif de guerre du Canada.

Édifice de la Gilmour Hughson Company (R)
Parc Jacques-Cartier, Gatineau
Malgré son architecture sans prétention, ce modeste immeuble de maçonnerie datant de 1892 se distingue sur le plan historique. Il est l’un des derniers vestiges de l’une des plus grandes compagnies de bois au Canada. De plus, l’aménagement de l’édifice construit autour d’un gros coffre-fort aménagé au rez-de-chaussée est aussi très particulier. Les papiers importants de la compagnie peuvent ainsi être protégés contre les incendies, problème fréquent au XIXe siècle.

Édifice réservé à l’entretien (R)
Parc Major’s Hill, Ottawa
Cet ancien édifice, qui servait d’endroit pour empoter les plantes, est la seule structure qui reste du complexe de serres du parc Major’s Hill (comprenant une serre-jardin d’hiver, une maison d’été et des fontaines) démolies en 1937-1938. Les idées véhiculées par le mouvement City Beautiful à la fin du XIXe siècle ont contribué grandement à la transformation d’Ottawa en une belle capitale. Cet édifice, utilisé pour l’empotage sert d’exemple utilitaire du rôle joué par les parcs dans la transformation d’Ottawa.

Édifice Scottish Ontario Chambers (R)
44 à 50, rue Sparks, Ottawa
Construit en 1883, cet immeuble commercial de quatre étages est d’abord la propriété de la Scottish Ontario and Manitoba Land Company. Adresse commerciale prestigieuse et recherchée à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle par les hommes d’affaires et les professionnels d’Ottawa, l’édifice est l’un des derniers grands complexes commerciaux en pierre ou en brique. La structure de l’édifice incorpore plusieurs détails architecturaux intéressants en plus d’être un édifice pilier de la rue Sparks. En 1994, la CCN intègre cette importante structure (avec l’édifice Central Chambers voisin) à un nouveau complexe appelé l’édifice Chambers, lequel abrite maintenant les bureaux de la CCN. L’édifice est un élément important du paysage urbain faisant face à la place de la Confédération.

Ferme Silver Springs : grange (R) et maison (C)
3501, chemin Richmond, Ottawa
Ce regroupement d’édifices bien préservés est un bel exemple de l’application du style néogothique à des résidences rurales du XIXe siècle. La construction de la maison remonte à 1867, alors que les granges, témoignant d’un intérêt pour le design scientifique des bâtiments agricoles au tournant du siècle, ont été construites plus tard. La propriété conserve les caractéristiques de base de son passé agricole et joue un rôle essentiel dans l’établissement et le maintien des qualités rurales et agricoles de la Ceinture de verdure.

Ferme Virginia-Moore : écurie et grange (R)
670, boulevard Alexandre-Taché, Gatineau
Les trois bâtiments les plus anciens de la ferme, la glacière, l’écurie, et la grange (1910), servent d’exemples des domaines distingués que l’on retrouve dans les quartiers périphériques des villes canadiennes vers la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. L’établissement conserve une tradition équestre durable. L’écurie, avec cinq autres structures similaires au Canada, compte parmi les dernières écuries construites dans l’élégance du style Queen Anne Revival.

Galerie marchande Hardy (R)
130, rue Sparks, Ottawa
Construit en 1936-1937, l’édifice compte une des rares galeries marchandes de design commercial ayant des caractéristiques décoratives art déco. Le célèbre photographe canadien, Yousef Karsh, y installe son studio au dernier étage pendant plus de 25 ans. L’approche novatrice de l’édifice maximise le nombre d’espaces louables pouvant être aménagés à l’intérieur de la façade de 9,1 mètres (30 pi) de largeur.

Immeuble commercial (R)
457 à 459, promenade Sussex, Ottawa
Construit vers 1850, cet édifice est un bel exemple de l’architecture commerciale présente dans la Basse-Ville au milieu du XIXe siècle en plus de marquer un jalon important dans la transformation de la ville d’Ottawa, chantier forestier, en une ville moderne. L’usage commercial et résidentiel de l’édifice encourage la survie de cette utilisation traditionnelle sur la promenade Sussex et renforce le caractère patrimonial du « mille historique » de la CCN.

Immeuble commercial (R)
461 à 465, promenade Sussex, Ottawa
Construit vers 1850, l’édifice est l’un des rares édifices à vocation mixte (commerciale et résidentielle) remontant aux premiers aménagements effectués le long de la promenade Sussex. Le caractère patrimonial de l’édifice est défini par son ampleur, son volume, la symétrie de ses ouvertures, l’usage des matériaux extérieurs et la répartition fonctionnelle des espaces qui servaient à des fins commerciales. L’usage commercial et résidentiel de l’édifice encourage la survie de cette utilisation traditionnelle sur la promenade Sussex et renforce le caractère patrimonial du « mille historique » de la CCN.

Immeuble commercial (R)
13 à 15, rue Clarence, Ottawa
Construit en 1898, l’édifice est un exemple intéressant de structures de style Second Empire à vocation mixte (commerciale et résidentielle) présentes dans la Basse-Ville au tournant du siècle dernier. L’édifice contribue, avec les autres édifices dans les environs, à renforcer la cohésion des édifices patrimoniaux du marché By.

Immeuble de bureaux (R)
17, rue York, Ottawa
Construit en 1901, cet Immeuble de bureaux incorpore les caractéristiques d’une structure plus ancienne (1876); les deux périodes (les XIXe et XXe siècles) étant visibles dans la forme, le travail soigné et les matériaux de la structure, formant un tout unifié. L’édifice est une composante importante du « mille historique » de la CCN.

Institut Jeanne d’Arc (R)
489, promenade Sussex, Ottawa
Construits entre 1846 et 1876, les cinq édifices sont typiques des structures commerciales du milieu du XIXe siècle. Ils sont associés à des gens d’affaires, à des professionnels et à un ordre de religieuses de l’Église catholique (l’Ordre des sœurs de l’Institut Jeanne-d’Arc), lequel prodiguait des soins aux jeunes femmes venues s’établir à Ottawa à la recherche d’emploi au début de la Première Guerre mondiale. Entre 1917 et 1926, les cinq édifices deviennent une seule et unique résidence. Aujourd’hui, l’Institut constitue un élément architectural et culturel importante du « mille historique » de la CCN.

La Ferme (R)
Parc de la Gatineau
La Ferme représente la troisième phase de développement du domaine Mackenzie-King . La Ferme est la première maison du Domaine habitable toute l’année. En 1927, le premier ministre Mackenzie King achète la Ferme et ses dépendances, ayant appartenu à l’origine à l’un des premiers colons à s’établir dans la région, pour les convertir dans les années 1930 en une résidence confortable habitable toute l’année. Depuis 1955, la Ferme est la résidence officielle du président de la chambre des Communes.

Maison Charron (R)
164, rue Laurier, parc Jacques-Cartier, Gatineau
Construite en deux étapes entre 1826 et 1841 sur la terre du fondateur de Hull (maintenant amalgamée à la ville de Gatineau), Philemon Wright, la maison Charron est un vestige des premiers peuplements sur la rive québécoise de la rivière des Outaouais. Un des rares exemples de maison québécoise dans la région de la capitale du Canada, l’édifice illustre aussi le passage des styles de construction du XVIIIe siècle aux structures plus modernes du XIXe siècle. La maison a jadis abrité les bureaux de l’Ottawa transportation Company, fondée en 1912.

Maison-école Fraser (R)
62, rue John, Ottawa
Ce modeste édifice de pierre est un bel exemple des premières habitations à bon marché étant étroitement associées à la fondation de la ville de New Edinburgh. Construit selon toute vraisemblance en 1837 sur les ordres de Thomas MacKay, propriétaire d’une scierie locale et fondateur de New Edinburgh. Entre 1838 et 1843, l’édifice fait fonction à la fois de première école de village et de résidence pour James Fraser, premier enseignant du village. Après 1843, tout porte à croire que l’école se transforme en résidence pour les gens de la classe ouvrière.

Maison George-Sparks (R)
936 à 940, chemin River, Ottawa
Construite vers 1868 pour le fils d’un fermier fortuné, parent avec Nicholas Sparks, premier colon à s’établir à Ottawa, la maison George-Sparks est un bel exemple d’habitation rurale bien conçue. Édifice de style classique du XVIIIe siècle, il représente un rare exemple de maison rurale jumelée de la fin du XIXe siècle. Parmi les résidences restantes de la famille Sparks, la maison George-Sparks est celle dont l’intégrité architecturale est la mieux conservée.

Maison Maclaren (R)
72, chemin Mill, Wakefield
Construite entre 1861 et 1871, la maison Maclaren est le lieu de résidence à la famille propriétaire du moulin à grain de Wakefield. La résidence met en évidence un mélange des styles italien et néogothique. La maison et le moulin sont des vestiges des premiers développements industriels effectués le long de la rivière de Gatineau et d’une famille, chef de file dans la communauté, ayant encouragé le peuplement et le développement dans ce coin de la région. Au fil des ans, la famille Maclaren en arrive à dominer complètement l’activité économique dans la région.

Maison McConnell et grange (R)
188, chemin Aylmer, Gatineau
Les McConnell sont des colons venus s’établir dans l’ancien canton de Hull. La principale caractéristique de la maison est sans contredit la grange qui y est rattachée. Grâce à cet agencement architectural, les fermiers ont accès à la machinerie agricole et aux animaux sans avoir à sortir à l’extérieur. Le cadre de la maison est également intéressant car il a préservé le caractère pastoral du milieu, malgré la croissance que connaissent les villes d’Aylmer et de Hull (maintenant Gatineau) à cette époque. La maison McConnell est un point de repère champêtre de la rive nord de la rivière des Outaouais.

Maison O’Brien (R)
Lac Meech, parc de la Gatineau
Construite en 1930 afin de servir de maison de campagne à un homme d’affaires bien en vue d’Ottawa, Kincora Lodge (aujourd’hui la maison O’Brien), est le seul exemple de grande maison en bois rond au lac Meech. La maison représente une certaine forme d’expression architecturale rustique ayant contribué à la grande popularité des cabanes en rondins au tournant du siècle dernier. La maison appartient maintenant au gouvernement fédéral.

Maison Powell (R)
4389 chemin Ridge, Ottawa
Construite en 1880, la maison Powell est une résidence rurale typique de la fin du XIXe siècle. Elle est très représentative des constructions faites à partir d’une méthode très populaire à l’époque, le catalogue de maisons. La maison est complètement dépourvue d’ornementation. La grande valeur patrimoniale de cet édifice fédéral repose sur la qualité de son design et sur l’intégrité qu’ont su préserver cette région agricole et le cadre de la maison.

Maison Waller-Nicholas (R)
180, rue Waller, et 195, rue Nicholas, Ottawa
Construite en 1883-1884, cette maison est l’un des exemples les plus manifestes d’architecture résidentielle de style Second Empire. Elle présente une ornementation très particulière, une masse irrégulière, un toit en mansarde, une tour centrale en saillie, des lucarnes décoratives et des cadres de fenêtres très ornés. Sa situation géographique, entre deux des rues les plus fréquentées d’Ottawa, en fait un endroit remarquable.

Maison Willson (C)
Lac Meech, parc de la Gatineau
Construite en 1907 sur le plus haut promontoire donnant sur le lac Meech, la maison Willson est un exemple unique des grandes maisons d’été rustiques populaires à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle auprès de la classe bourgeoise. Propriété de l’inventeur Thomas Willson, la maison, qui compte quatre dépendances « classées », a peu changé au fil des ans. Elle représente une version sobre et symétrique de style Queen Anne Revival. Grâce à la maison Willson, les habitants d’Ottawa viennent pratiquer des activités récréatives dans les collines du parc de la Gatineau.

Maison Wright-Scott (C)
28, boulevard Alexandre-Taché, Gatineau (secteur Hull)
Construite vers 1875-1877 par des descendants de Philémon Wright sur une partie de son ancienne ferme, cette prestigieuse résidence illustre bien les villas de l’époque victorienne. Sise sur une vaste propriété aménagée avec grand soin en bordure du ruisseau de la Brasserie, elle possède, grâce à sa volumétrie articulée et à des éléments tirés de plusieurs styles architecturaux, l’allure pittoresque qui témoigne des valeurs romantiques de l’époque. La maison, aujourd’hui subdivisée en plusieurs appartements, constitue une pierre angulaire de son quartier et elle est très prisée par la collectivité.

Maplelawn (C)
529, chemin Richmond, Ottawa
Construite en 1831, Maplelawn est l’une des plus anciennes maisons de l’époque dans la région d’Ottawa. Elle est un parfait exemple de l’imposante maison de campagne bâtie selon la plus pure tradition britannique. De plus, ses jardins fermés sont l’un des rares exemples du genre du début du XIXe siècle. La maison abrite successivement trois familles en vue d’Ottawa (les Thompson, les Cole et les Rochester). Aujourd’hui, elle abrite un restaurant.

Moulin à grains de Wakefield (R)
60, chemin Mill, Wakefield
Il s’agit de l’un des rares moulins connus, construits durant le XIXe siècle, qui fonctionne jusqu’en 1980. À son époque, le moulin est au cœur de l’activité économique de la communauté. Il incite de plus de nouveaux habitants à s’installer dans la région. Le moulin permet aux propriétaires, la famille Maclaren, de se diversifier graduellement sur le plan économique et de devenir l’une des familles les plus en vue de la région. Ces dernières années, le moulin a été agrandi et transformé en auberge et centre de santé.

Pavillon du ruisseau Patterson (R)
Terrasse Linden, Ottawa
Construite en 1923, cette modeste structure remonte à la belle époque du mouvement City Beautiful et au rôle joué par les parcs dans la transformation de villes industrielles comme Ottawa en de belles villes modernes. Le pavillon marque aussi l’apparition, au tournant du siècle, d’une plus grande sensibilité pour la santé publique. Le pavillon comprend des espaces de rangement et des toilettes publiques. Il constitue maintenant une aire de repos où l’on peut chausser ses patins sur la patinoire du canal Rideau.

Pavillon du parc de Rockcliffe (R)
Parc de Rockcliffe, Ottawa
Construit en 1917, le pavillon de Rockcliffe se veut la réponse d’Ottawa aux idées véhiculées par le mouvement City Beautiful en plus d’expliquer le rôle joué par les parcs dans la transformation d’une jeune ville industrielle en une belle capitale moderne. Il représente une sorte de pavillon de jardin au motif ancien. Le pavillon, en béton moulé, est aussi une belle expression du mouvement novateur Arts and Crafts. Le pavillon a une relation de longue date avec le quartier de Rockcliffe et la ville d’Ottawa.

Résidence du lac Mousseau (R)
Parc de la Gatineau
Construite en 1925, la résidence du lac Mousseau (Harrington) est utilisée comme maison de campagne au baron local de l’industrie du bois de sciage, le lieutenant-colonel Cameron Edwards. Son foyer en pierre et sa véranda ouverte lui donnent une apparence rustique, typique des cottages de l’époque. Depuis 1959, les premiers ministres canadiens utilisent la résidence comme maison de campagne.

Résidence Rochon (R)
138, rue St. Patrick, Ottawa
Construite dans les années 1830 ou 1840, la résidence est l’une des dernières « maisons traditionnelles de la Basse-Ville ». Cette maison, comme plusieurs des premières maisons de ce secteur à cette époque, est faite de billes selon une technique de construction en pièce sur pièce. Les billes de cèdre qui soutiennent le plancher portent encore de l’écorce et proviennent probablement des marécages qui recouvraient jadis la Basse-Ville. Les Rochon ont sculpté le sanctuaire et les bancs de la basilique-cathédrale Notre-Dame adjacente. Avec la résidence Valade, adjacente, elle fait partie d’un groupe d’anciennes résidences du patrimoine, ayant contribué à donner une âme à la Basse-Ville à ses débuts.

Résidence Valade (R)
142 à 144, rue St. Patrick, Ottawa
Construite avant 1866, cette maison de pierre abritait (1866 à 1918) la résidence et les bureaux du Dr François Valade (l’un des médecins de Louis Riel). Dans les années 1830, les habitants de la Basse-Ville ne peuvent pas acheter de terrains, ils ne peuvent qu’en louer. Par conséquent, ils sont réticents à investir dans des maisons de pierre et de brique dispendieuses. Cette situation change toutefois à partir de 1843 lorsqu’il devient possible d’en acheter. Cette maison démontre une amélioration de la qualité des résidences aux alentours de 1867 (Confédération), alors qu’on assiste à une combinaison habile des traditions architecturales britanniques et françaises. La façade est tout aussi intéressante avec son balcon en porte-à-faux qui constitue un élément de design rarement utilisé dans la région d’Ottawa. La résidence Valade forme avec la résidence Rochon, maison voisine, un groupe d’édifices patrimoniaux, ayant contribué à donner une âme à la Basse-Ville à ses débuts.

Rideau Hall
1, promenade Sussex, Ottawa
Édifice principal, entrée principale et terrains (C)
Construite en 1838 par l’entrepreneur local Thomas MacKay, cette villa de campagne, devenue Rideau Hall, est maintenant la résidence officielle du gouverneur général du Canada.
Structures secondaires : entrées secondaires et clôtures, pavillon de l’entrée principale, gazomètre, pavillon de Cricket, laiterie, Rideau cottage et centre d'accueil des visiteurs (R)
Divers édifices et structures de Rideau Hall ont été reconnus pour leur valeur patrimoniale : 2 000 mètres de clôture (1920 et 1930), érigés dans la pure tradition paysagère britannique; le pavillon octogonal de l’entrée principale (1860) très intéressant du point de vue architectural et ayant de solides liens vice-royaux inchangés; le gazomètre ou édifice Dôme (1877-1878), construit afin d’entreposer du gaz de houille, combine caractère utilitaire et qualités esthétiques; le pavillon de Cricket, construit au tournant du siècle dernier, témoigne d’un élément de la culture canadienne presque disparu; la laiterie (1895) offre un contraste visuel intéressant avec l’architecture plus formelle du domaine de Rideau Hall; Rideau cottage (1866-1867), résidence auxiliaire abritant le secrétaire du gouverneur général et ayant des liens étroits avec l’administration vice-royale; et l’étable, construite en 1860, a plus tard été convertie en garage pour être ensuite et récemment réhabilitée en espace de bureaux; et le centre d’accueil des visiteurs (construit avant 1838 puis agrandi en 1867) servait autrefois de résidence du jardinier et contribue au style pittoresque de la propriété.

Stornoway (R)
541, avenue Acacia, Ottawa
Construite en 1914 par l’architecte Allan Keefer, arrière-petit-fils de Thomas MacKay (constructeur d’une autre résidence officielle, Rideau Hall). En 1950, un groupe de citoyens crée une fiducie afin d’acheter Stornoway et d’en faire la résidence officielle du chef de l’opposition. En 1970, le gouvernement canadien achète la propriété.

Usine Willson Carbide (R)
Île Victoria, Ottawa
Après avoir mis au point le procédé de fabrication du carbure de calcium en 1892, l’inventeur Thomas Willson, fonde l’Ottawa Carbide Company. Il construit une usine sur l’île Victoria aux alentours de 1899-1900 afin de produire de l’acétylène (un produit du carbure de calcium). L’édifice, que Thomas Willson a aidé à construire, offre un design extérieur intéressant (fait de pierres). L’usine est divisée en divers compartiments, atténuant ainsi les risques reliés à la production d’acétylène et assurant un environnement de travail sécuritaire. Proie des flammes à deux reprises dans les années 1970, l’édifice a échappé au « Grand Feu » de 1900.

 
 Mise à jour : Le jeudi 16 juillet 2009
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